Comment une future retraitée a récupéré 6 trimestres… et évité une décote à vie !

Comment une future retraitée a récupéré 6 trimestres… et évité une décote à vie !

Article mis à jour le 20 février, 2026

Prendre sa retraite devrait être simple : on dépose son dossier, on reçoit sa notification, et on profite d’un taux plein mérité après des années de travail.

Dans la réalité ? Une carrière mal interprétée, quelques trimestres manquants, et c’est une décote définitive sur votre pension.

Aujourd’hui, je vous partage un cas client réel particulièrement instructif : celui d’une assurée qui risquait une retraite à taux minoré… avant d’obtenir gain de cause et de partir à taux plein dès l’âge légal.


Le contexte : une carrière presque complète… sauf sur le papier

Ma cliente avait une carrière relativement linéaire, mais avec deux situations spécifiques :

  1. Un congé mobilité d’un an financé par son employeur

  2. Une fin de carrière inscrite à France Travail sans indemnisation

Deux situations courantes… mais souvent mal comprises par l’Assurance retraite.

Résultat : 6 trimestres non pris en compte.

Et 6 trimestres, à l’approche de la retraite, cela change tout.


1. Le congé mobilité : salaire versé… mais pas de validation retraite ?

Le problème

Pendant un an, ma cliente était en congé mobilité (congé formation), rémunéré par son employeur.

Lire  Pourquoi certains retraités touchent 750 € alors que l’ASPA est à 1 043 € ? Comprendre la différence entre retraite et minimum vieillesse

Elle percevait donc un salaire.

Mais lors de la reconstitution de carrière, aucun salaire n’était reporté au régime de base.
Et surtout, aucun trimestre n’apparaissait validé.

Pourtant, juridiquement, cette période devait être assimilée à une période de chômage et permettre la validation de trimestres.

L’action engagée

Nous avons demandé :

Après plusieurs échanges et justificatifs transmis, l’Assurance retraite a reconnu le droit.

4 trimestres ont été validés.


2. Fin de carrière : inscrite à France Travail mais non indemnisée

Le problème

En fin de parcours professionnel, ma cliente :

  • Était bien inscrite comme demandeur d’emploi

  • Mais ne percevait plus d’indemnisation

Or, sans indemnisation, les trimestres ne sont pas automatiquement validés.

Cependant, dans certaines situations, le chômage involontaire non indemnisé peut permettre la validation de trimestres.

L’action engagée

Nous avons :

  • Apporté la preuve de son inscription continue

  • Démontré le caractère involontaire de la situation

  • Demandé la validation de 2 trimestres supplémentaires

Après insistance et échanges directs avec la technicienne en charge du dossier…

2 trimestres ont été accordés.


La mauvaise surprise : une proposition de retraite à taux minoré

Malgré nos demandes en cours, ma cliente a reçu une notification :

  • Soit partir immédiatement avec une décote

  • Soit attendre 67 ans (âge du taux plein automatique)

Pour rappel :

Sans ces 6 trimestres, elle subissait une perte financière à vie.

Lire  Étude de cas : Pension d'invalidité et activité professionnelle à l'approche de la retraite

Le dénouement : retraite à taux plein à l’âge légal

Après plusieurs mois :

  • Dossier complété

  • Justificatifs fournis

  • Relances effectuées

  • Échanges directs avec l’Assurance retraite

👉 Les 4 trimestres de congé mobilité ont été validés
👉 Les 2 trimestres de chômage involontaire ont été validés

🎉 Résultat : retraite à taux plein dès l’âge légal

Sans décote.
Sans attendre 67 ans.
Sans perte définitive.


Ce que ce cas nous apprend

✅ 1. Toutes les périodes ne sont pas correctement enregistrées

Les congés spécifiques, les fins de droits chômage, les périodes transitoires sont souvent mal interprétés.

✅ 2. Une notification n’est pas toujours définitive

Beaucoup d’assurés acceptent la première proposition… alors qu’elle peut être contestée.

✅ 3. Chaque trimestre compte

6 trimestres peuvent représenter :

  • Une décote à vie

  • Ou plusieurs milliers d’euros économisés sur la durée de la retraite


Pourquoi se faire accompagner ?

Les règles de validation des trimestres sont techniques :

  • Périodes assimilées

  • Chômage indemnisé ou non

  • Congé mobilité

  • Congé formation

  • Périodes transitoires

Un regard expert permet :

  • D’identifier les anomalies

  • D’anticiper les blocages

  • De sécuriser le taux plein


FAQ – Validation des trimestres et retraite

Un congé mobilité  permet-il de valider des trimestres ?

Oui, dans certains cas. Même si aucun salaire n’est reporté au régime général, la période peut être assimilée à du chômage et valider des trimestres.


Peut-on valider des trimestres en étant inscrit à France Travail sans indemnisation ?

Oui, sous conditions. Le chômage involontaire non indemnisé peut permettre la validation de trimestres, mais ce n’est pas automatique.


Combien coûte une décote ?

La décote est définitive. Elle peut représenter plusieurs dizaines d’euros par mois, voire plus… à vie. Sur 20 à 25 ans de retraite, cela peut représenter des milliers d’euros.

Lire  Étude de cas : Impact du chômage sur les droits de retraite

Pourquoi l’Assurance retraite ne valide-t-elle pas automatiquement ces périodes ?

Parce que certaines situations nécessitent des justificatifs spécifiques ou une demande expresse. Les systèmes informatiques ne détectent pas toujours les droits potentiels.


Conclusion

Ce cas illustre une réalité essentielle :

👉 Ne jamais accepter une notification sans vérification approfondie.
👉 Chaque trimestre peut faire la différence entre une décote et un taux plein.

Si vous approchez de la retraite, faites analyser votre relevé de carrière en amont.

La retraite ne s’improvise pas.
Elle se sécurise.

Soyez le premier à noter ce contenu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Scroll to Top
Albane Kuzaj : Conseiller retraite place picture
4.9
Basé sur 56 avis
powered by Google